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Honoré Philippe, La fête Dieu de Cernex au début du siècle

Certaines coutumes ont disparu avec les années.

 

LA FÊTE-DIEU

Je voudrais relater cette fête peut-être un peu trop oubliée.

Un autel était élevé sur la place publique près de la croix de l'école. Il était pavoisé et fleuri avec délicatesse pour recevoir le Saint-Sacrement. Ce travail était effectué avec bon goût par les jeunes filles et les bénévoles de toute la paroisse. Une procession était organisée au départ de l'église où le prêtre tenait l'ostensoir con tenant les sain tes espèces.

Une personne portait la bannière paroissiale et partait en tête du cortège, ensuite venait le prêtre sous un dais porté par quatre hommes. Cette procession faisait le tour de la "Vi neuve" : on s'arrêtait vers la croix chez Dusonchet où les petites filles lançaient des pétales de fleurs ramassées le matin même dans les champs et dans les jardins où il y avait déjà de belles pivoines et des roses.

Les fleurs étaient mises dans de jolies boîtes rectangulaires confectionnées par les mamans; elles étaient bleues et roses avec de superbes nœuds et galons de la même couleur. On revenait ensuite vers le château et on arrivait au pied de l'autel. Là se disait la bénédiction avec l'odeur de l'encens que l'on n'oubliait pas d'alimenter en balançant l'encensoir. 0 n retournait ensuite à l'église pour les dernières prières.

Plus haut j'ai parlé du dais, c'est une grande toile blanche, rectangulaire, agrémentée de galons et pendentifs dorés, avec quatre hampes coiffées chacune d'un superbe panache blanc.

Pour la Fête-Dieu on mettait également des branchages devant chaque maison.

Ces vieilles coutumes tendent à disparaître avec l'impossibilité de former des cortèges sur les routes à cause de la trop grande circulation.
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Traité et publié le 4 février 2005 par Michel Weinstoerffer