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Honoré Philippe, Le fanion historique de Sidi Brahim au début du siècle

SIDI BRAHIM


Je voudrais signaler un fait authentique. Les Allemands avaient envahi Lyon et se dirigeaient vers Chambéry et Annecy. Il fallut déménager la caserne Galbert. Un grand négociant de Seynod s'en est chargé, déménageant les magasins, habillement, chaussures et toutes les armes. Le tout fut conduit en lieu sûr. Pendant ce remue-ménage une chose importante avait été oubliée: le fameux fanion historique de Sidi-Brahim, l'orgueil de nos chasseurs.

C'est mon cousin, le capitaine trésorier Ruffard du 27e chasseur, en retraite, qui l'a récupéré. Les Allemands, en prenant  possession de la Galbert, ont sitôt recherché le fameux étendard; ils le voulaient coûte que coûte. Ils avaient même, sous la menace, interpellé des anciens officiers, mais mon cousin, le capitaine Ruffard, avait' emporté le précieux objet chez lui où il l'a soigneusement enroulé et enfilé dans un tuyau asséché, sous un étroit passage conduisant à sa villa.

C'est ainsi que l'étendard est resté en sécurité pendant toute la période d'occupation allemande. La guerre terminée, les chasseurs ont rejoint leur caserne où ils n'ont pas retrouvé leur fameux fanion. Ils ont cru que les Allemands l'avaient emporté. Mais mon cousin le leur a rendu à la grande joie de tout le bataillon. Aujourd'hui c'est donc grâce à mon cousin que nos petits chasseurs peuvent encore défiler, avec fierté, au pas cadencé, derrière la fanfare et sous les plis de l'étendard de Sidi-Brahim.

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Traité et publié le 4 février 2005 par Michel Weinstoerffer